Le week-end dernier, Rock en Seine a une fois de plus secoué le Parc de Saint Cloud. Cette année grâce à une programmation forte et variée qui faisait se côtoyer jeunes artistes prometteurs et véritables légendes, Rock en Seine remporte un vif succès et renforce sa position de festival incontournable en France et en Europe. Des étoiles pleins les yeux, retour sur les 5 concerts qui selon nous ont marqué cette 17e édition.

 

 

THE CURE

crédit photo : Olivier Hoffschir

Cette année, Rock en Seine a frappé fort avec la programmation de ce groupe emblématique. Tout juste 40 ans après la sortie de leur premier album, Robert Smith et sa bande sont venus enflammer la grande scène du festival. Devant une dizaine de milliers de fans de tous âges ce monument de rock anglais a livré un live d’exception, plongeant le festival dans une joyeuse nostalgie. Pendant plus de deux heures, le groupe a enchainé les plus grands titres de sa discographie, dans une grande complicité. En 40 ans, Robert Smith n’a rien perdu de l’intensité de sa voix et le groupe a conservé sa superbe, voici un live qui restera ancré dans nos mémoires.

 

 

KOMPROMAT

crédit photo : Corentin Voisard

Programmé en closing du premier soir du festival, le duo dégénéré composé de Rebeka Warrior (Sexy Sushi) et du dj Vitalic nous a livré une véritable performance live techno et visuelle. A la vue du background de chacun de ses membres, et à l’écoute de son premier album, on s’attendait à ce que le groupe nous tabasse de beats lourds, ça n’a pas loupé. Debout derrière une grille de lasers rouges ou verts, lunettes noires sur le nez, attitude punk, la chanteuse clamait froidement ses paroles en allemand par-dessus les basses puissantes de son partenaire. Musique dansante et show de laser, la recette parfaite pour un closing de qualité !

 

 

THE MURDER CAPITAL

crédit photo : Ju Marc

Pour le dernier soir du festival, les cinq Irlandais de The Murder Capital ont prouvé que le rock était loin d’être mort à Rock en Seine ! Chacun vêtu d’un costard vintage, torses bombés, regards menaçants, à peine un pas sur scène que le groupe faisait déjà sensation. Après une première partie plutôt calme, place aux pogos. Les guitares grincent et la voix grave du chanteur nous plonge dans un univers post-punk sombre, ambiance Joy Division. Une belle découverte et un groupe à suivre pour qui aime le rock d’outre-manche !

 

 

FOALS

crédit photo : Olivier Hoffschir

Le concert des Foals faisait partie des plus prometteurs du festival et le groupe n’a pas failli à sa promesse. Du début à la fin, Yannis Philippakis, en bon leader charismatique a communiqué sa fougue au public. Entouré d’une scénographie végétale, clin d’œil à la pochette de leur dernier opus « Everything Not Saved Will Be Lost », les britanniques se régalent et nous transportent. Les puissantes lignes de guitare et la voix du chanteur résonnent tandis que le public reprend les paroles avec joie. Un live magistral.

 

 

APHEX TWIN

crédit photo : Olivier Hoffschir

Après huit ans d’absence en France, c’est sur la scène de Rock en Seine que le légendaire Aphex Twin a fait son grand retour. On s’attendait à être surpris, bingo, le dj britannique a livré un show son et lumière apocalyptique et même humoristique ! Techno, Jungle, Weirdcore, drum’n’bass tout les styles y sont passés. Illustré par une scénographie faite de lasers infinis et de mapping inquiétant, le set de Richard D. James ne nous a laissé aucun répit. On se souviendra longtemps de cette série de visages de célébrités françaises déformées diffusée en seconde partie du set, provoquant l’hilarité et la stupeur du public. La prestation fut époustouflante et déconcertante, ça y est on a vu Aphex Twin.

 

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News, ROCK EN SEINE